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Katihoé Version imprimable Suggérer par mail
24-05-2011
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Katihoé
Seconde centrale

Électrification solaire du Centre Médical Hôtel-Dieu de Momé Katihoé, au Togo

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Au Sud-est du Togo, entre Anfoin et Tabligbo, une construction magique émerge du village de Momé Katihoé. Derrière le mur, dans un parc n’enviant rien en beauté et diversité des arbres et autres plantes tropicales à un jardin botanique : un dispensaire (qui fait aussi maternité), un bâtiment d’habitation, un château d’eau et une chapelle, un poulailler et un terrain cultivable.


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La maison des sœurs


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Le dispensaire avec, tout à droite, l’angle du local technique abritant les accumulateurs, les onduleurs et l’électronique



 
Le contraste est saisissant entre les villageois vivant dans la pauvreté, dans leurs maisons traditionnelles en adobe et toit de chaume,  et le Centre médical moderne où, mêmes indigents, ils bénéficient d’une médecine moderne et dévouée.  Ce complexe a été édifié et est dirigé par des Sœurs hospitalières catholiques,  trois Suissesses très dynamiques malgré leur âge. Cet hôpital dessert une population rurale d’environ 40'000 personnes.


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Cette médecine performante coûte plus que ce que la majorité de la population peut payer ; elle vit donc surtout de l’aide humanitaire du Nord, dont celle qui vient de l’association AKT (Aide Katihoé Togo), présidée par le Docteur Francis-Luc Laurencet, de Monthey, dont la retraite est très active.

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De gauche à droite : Sœur Marie-Pascale, le Dr Francis-Luc Laurencet, Augustin Sambiani, Sœur Marie-Bosco et Sœur Elisabeth

 
Le dispensaire-maternité est spécialement bien équipé et entretenu (à la suisse….) pour le pays, comme en témoignent ces photos de la salle d’accouchement, de la salle d’examens et de la pharmacie.
 
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La majorité des consultations concernent bien entendu le paludisme, mais il y a aussi de nombreux cas de mauvaise vue, voire de cécité ; une fois par semaine, un ophtalmologue vient traiter ces cas.
 

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La queue pour la consultation d’ophtalmologie

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C’est l’AKT qui a contacté IAS en nous demandant de prévoir une alimentation électro-solaire pour résoudre trois problèmes causés par l’alimentation d’énergie à travers le réseau public de puissance : son intermittence (des jours entiers sans courant), son instabilité de tension provoquant la destruction d’appareils quand il est présent, et les factures élevées qu’il  génère.
Principes choisis pour l’alimentation électro-solaire

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 N’ayant pas  suffisamment de données concernant les appareils branchés, donc la consommation prévisible, nous avons dimensionné une alimentation, certes puissante, mais faisant appel au réseau public en cas d’insuffisance de production solaire.
Un onduleur alimente l’aile médicale, soit le dispensaire, la maternité et le secteur d’ophtalmologie comprenant une climatisation (mais ne travaillant qu’un jour par semaine), plus les chambres pour invités (souvent des médecins ou infirmière européens bénévoles).
 Un second  onduleur alimente l’aile résidentielle et religieuse avec ses réfrigérateurs et congélateurs, ordinateur, etc. Dès le début, on a laissé sur le réseau public le lave-linge et les fers à repasser, qu’on peut s’arranger pour les utiliser quand le réseau fonctionne.
Le troisième onduleur fonctionne comme chargeur des accumulateurs à partir du réseau quand leur niveau de charge est insuffisant, c’est-à-dire quand la consommation a excédé la production solaire.
Ainsi, les appareils sensibles sont toujours alimentés par le réseau interne (solaire), très stable et régulier : les destructions dues aux sautes de tension du réseau togolais sont donc supprimées.
D’autre part, les onduleurs-chargeurs  choisis sont totalement étanches, ce qui devrait augmenter leur durée de vie puisque la poussière et l’air salin (Katihoé n’est pas si loin de la mer) ne pénètreront plus dans l’électronique.
               
Financement
Cette réalisation a été possible grâce au financement de la Commune de Meyrin, qui a offert 30'000 francs, et celle de Cologny,  5'000 francs, puis encore 10'000 à notre retour du Togo. Il manque encore 10'000 francs pour équilibrer les comptes de cet ouvrage.
Réalisation
Et le 4 avril 2011, Charles Cousin,  Sam Steffen,  Mauricio Cabrera  et Bernard Béroud  étaient accueillis à l’aéroport de Lomé par notre partenaire Augustin Yentema Sambiani, président de Afrique-Ecole. Après avoir acheté le matériel nécessaire à Lomé, nous avons été reçus chaleureusement  à Katihoé, où le logement étaient beaucoup luxueux  que ce dont nous avons l’habitude sous ces latitudes.

Une équipe, sous la direction de Charles Cousin, s’occupa d’abord de confectionner les cadres antivol fixant les 5 groupes de 4 panneaux de 140 Watts crête au dessus du 2ème étage du dispensaire, avec l’aide de Togolais de l’entreprise MTB, qui échangeaient leur travail et la mise à disposition d’un groupe de soudure électrogène contre une expérience dans le domaine électro-solaire.


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 Pendant ce temps, d’autres  câblaient les accumulateurs, les onduleurs et l’électronique.

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Mauricio Cabrera à l’œuvre, face...

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...et pile

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L’électronique solaire intéresse grandement les gens de MTB … de même que notre cuisinier polyvalent Djibrill.

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Pendant ce temps, Sam Steffen réalisait la commande de pompage en développant notamment un double détecteur de niveau d’eau artistique.

 

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Les sœurs, leurs aides et les électriciens avec les 20 panneaux de 140 Watts crête


 En une semaine, l’alimentation électro-solaire prévue fonctionnait. Les sœurs étaient « aux anges »…
Le téléjournal de la TV togolaise relatait l’inauguration (voir vidéo sur ce site)


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Les 16 accumulateurs étanches de 250 Ampères-heures et le panneau de commande

 
Cependant, la consommation de la Maison des sœurs dépasse largement les prévisions, principalement à cause des nombreux congélateurs refroidissant poulets, fruits et légumes. Le second onduleur déclenchait à certains moments pour se protéger contre l’excès de puissance consommée. Le problème des pointes de puissances sera résolu en ajoutant un quatrième  onduleur qui sera synchronisé sur le deuxième, doublant la puissance instantanée possible pour l’aile résidentielle, et permettant d’alimenter également le pompage, comme c’était prévu initialement.
Sœur Elisabeth relève régulièrement les données des compteurs et du régulateur et nous les fait parvenir, ce qui nous a déjà permis de faire les constatations ci-dessus.  Voir le graphique.

 
Concernant l’énergie proprement dite, la centrale solaire ne produit, dans sa configuration actuelle, qu’environ le 40% de l’énergie totale consommée sur le site. Pour réduire la dépendance au réseau public, donc la connexion a déjà passé de triphasé en monophasé, on pourrait augmenter la surface des panneaux solaires et le nombre des accumulateurs… Si l’on trouve le financement …

 

Nouvelles de Katihoé (septembre 2011)

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Dernière mise à jour : ( 30-04-2013 )