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Mandouri sud : l'adduction d'eau Version imprimable Suggérer par mail
20-04-2008
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Mandouri sud : l'adduction d'eau
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Adduction d’eau potable à Mandouri, au Togo

Mandouri est le chef lieu de la préfecture du Kpenjal, dans la province des Savanes, à l’extrême Nord-Est du Togo.
Cette ville, d’environ 11’000 habitants, est la localité la plus éloignée de Lomé, à plus de 700 kilomètres de la capitale. Jusqu’à Borghou, une seule route relie Mandouri au reste du Togo. A l’Ouest, le fleuve Oti n’est franchissable qu’en pirogue à la saison sèche, et inonde les terres vers Mandouri sur plusieurs kilomètres en saison des pluies, ce qui permet de produire du riz la moitié de l’année.
La région est même souvent complètement coupée du reste du pays en raison des inondations, qui coupent les deux routes d’accès vers Dapaong et Mango en saison des pluies. Des travaux sont heureusement entrepris dès cette année 2008 pour construire les ponts nécessaires à désenclaver le Kpenjal.

Kpenjal 

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Le Kpenjal, au Nord-Est du Togo, avec Mandouri, entourée par le fleuve Oti.


Plus qu’une ville dans la conception qu’en ont les gens du Nord, Mandouri ressemble à un gros village togolais, avec son habitat disséminé sans plan directeur. Plusieurs dizaines de mètres, quelquefois  une centaine, séparent deux groupes de cases, rondes avec toit en chaume de plus en plus complétées par des rectangulaires avec toit en tôle ondulée, qui abritent chaque fois une famille qui comprend souvent plusieurs épouses.

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Près du château d’eau, un des quartiers les plus denses de Mandouri …

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Habitat familial traditionnel, avec un grenier à maïs à l’ombre duquel se prélassent une truie et ses petits.

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Un rônier et un baobab au centre (peu densifié…) de Mandouri

Jusqu’à notre intervention, les habitants allaient chercher l’eau à des puits à ciel ouvert qui tarissent progressivement au long de la saison sèche et dont l’eau n’est, de fait, pas potable. Ils avaient aussi de l’eau potable à un forage équipé d’une pompe UPM à motricité humaine. Nécessitant les efforts de deux personnes (des femmes en général), cette pompe ne débitait pas plus de 1,2 m3 à l’heure à cause des fuites et de la pénibilité du pompage, ce qui causait de longues files et des conflits entre les femmes lassées d’attendre.

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La corvée de pompage, que le projet IAS a supprimée : Le P de UPM devait signifier pénible…

Le projet que IAS a mis sur pieds avec notre partenaire togolais Afrique-Ecole a consisté à remplacer la pompe à motricité humaine de ce forage, dont la nappe était capable de fournir beaucoup plus d’eau, par une pompe électrique alimentée par l’énergie solaire, abondante et régulière dans cette région.

 

Ensoleillement   

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L’énergie solaire (ou insolation) durant toute la saison sèche, est supérieure à ce qu’on reçoit en juillet à Genève.


Les panneaux photovoltaïques, au sommet d’un château d’eau, alimentent «au fil du soleil»  la pompe qui remplit le réservoir sous les panneaux, comme nous l’avions déjà réalisé dans plusieurs villages d’Afrique de l’Ouest, et notamment à Bagré, à 10 km de Mandouri. Les points de distribution d’eau sont alimentés par gravitation.

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Du haut de ce château d’eau, le 21ème siècle contemple Mandouri ! (aurait dit Bonaparte…)

Amener dans chaque famille l’eau courante nécessiterait des dizaines de kilomètres de tuyaux dont le coût total serait prohibitif. Les gens (essentiellement les femmes) continueront donc à venir chercher l’eau à des bornes-fontaines.
Ce projet a entièrement été financé par la commune de Meyrin dans la Canton de Genève, une des collectivités les plus généreuses sur le plan de l’aide au développement, et a pu être mené à bien en mars 2008 par IAS, avec l’aide logistique de Augustin Sambiani, président de l’ONG togolaise Afrique-École, et élu en octobre 2007 député du Kpenjal à l’Assemblée nationale du Togo.

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L’eau potable étant la première priorité, de telles installations sont appelées à se multiplier dans le pays. C’est pourquoi, ayant en tête le transfert de technologie, les 4 intervenants de IAS ont travaillé, en étroite collaboration avec plusieurs électriciens ayant suivi le cours d’énergie solaire que nous avions donné à Lomé en avril 2006. Bien entendu, nous étions aussi aidés par des maçons et plombiers.

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Avec notre ami Augustin Sambiani devant le château d’eau de Mandouri, l’équipe IAS : Jacques Painot, Olivier Boros, Yves Tsalikis et Bernard Béroud


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Nos collaborateurs togolais, avec le député Sambiani


Préalablement à notre déplacement, le forage a été soufflé (débarrassé des dépôts amassés au fond), et le château d’eau en béton de 23 m³ édifié par notre partenaire Afrique-École selon nos plans.

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Le château d’eau, d’une contenance de 23 m³

Le château d’eau, d’une contenance de 23 m³, avec l’échelle amovible permettant de monter périodiquement nettoyer les panneaux, et le local technique au rez.
Les panneaux solaires d’une puissance totale de 1’000 watts crête alimentent aujourd’hui la pompe électro-solaire à une profondeur de 45 mètres, pouvant délivrer plus de 16’000 litres par jour un jour normalement ensoleillé.
La puissance photovoltaïque sera portée à 1’125 Watts (plus 12,5%) à fin 2008 afin de répondre à la forte demande d’eau potable manifestée dès le premier jour par la population.
Pour la première borne fontaine, nous avons innové en ajoutant aux robinets permettant de remplir les bassines sur la tête et les jerrycans, deux pistolets permettant de boire sans polluer l’eau avec ses mains sales.

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La première borne fontaine

 



Dernière mise à jour : ( 27-01-2014 )