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Niakourazana Version imprimable Suggérer par mail
01-12-2007
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Niakourazana
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Niakourazana

Situé à 11° 15’ de latitude Nord et 6° 40’ de longitude Ouest, le village fait partie de la Commune de Kolondièba, dans la région de Sikasso, au Sud du pays. On y parvient en quittant à Koumantou la route principale (le goudron) reliant Bougouni à Sikasso. Depuis Koumantou, on parcourt 40 km de piste inégale, dont certains tronçons, descendant vers des ponts, sont noyés sous des mètres d’eau à la saison des pluies, rendant tout accès par la route impossible ces mois-là.
 
Niakourazana compte environ 1’000 habitants, des Bamanans, Sénoufos et Miniankas, sédentaires, et des Peulhs, sédentarisés. Toutes ces ethnies vivent en harmonie relative. Les villageois vivent d’agriculture (mil, sorgho, maïs) et d’élevage (bovins, ovins, volailles). L’apiculture est en plein développement grâce à l’aide d’apiculteurs français. Des Peulhs avec leurs troupeaux passent aussi par le village.

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Deux vues du village.

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L’association MEDES/SAPCOM intervient efficacement à Niakourazana et dans les villages de la région. MEDES/SAPCOM Mali est activement soutenu par son antenne Suisse-France basée à Genève, avec les fonds d’aide au développement des collectivités genevoises.

Les Ingénieurs et Architectes Solidaires ont été sollicités par le Docteur Oumar Mariko, coordinateur de  MEDES/SAPCOM, en octobre 2005.

Nous avons ensuite visité Niakourazana à fin octobre pour envisager des interventions prioritaires.

Grâce au financement de la Commune de Meyrin, principalement, ainsi que de l'Etat de Genève et des Communes de Confignon, Carouge et Onex, l'intervention de Marc Hauswirth, Hostelman Bello et Bernard Béroud à fin décembre 2006 et début janvier 2007 a permis de réaliser une adduction électro-solaire d'eau potable et l'électrification du dispensaire.

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Réunion préliminaire avec les villageois(e)s et le chef (dans la chaise longue) pour expliquer ce que nous allons faire et évoquer la gestion financière de l’adduction d’eau.

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Un forage réalisé en 1984 par Helvétas existait au centre du village. Il était équipé d'une pompe à motricité humaine, qui ne pouvait débiter assez d'eau pour le village. IAS a introduit la nouvelle pompe électro-solaire dans le forage qui a été préalablement nettoyé (soufflé).

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La sortie du forage avec ses connexions électrique et hydraulique.

Un château d’eau de 10 mètres de haut, avec un réservoir de 20 m³ a été construit selon les plans de IAS par Fanta Dembelé, ingénieure malienne.

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Le château d’eau à notre arrivée, avec Marc Hauswirth et Solo Traoré, le maçon, préparant l’installation des panneaux solaires, et quelques jours plus tard, opérationnel.

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Au sommet de l’ouvrage sont fixés les panneaux photovoltaïques, d'une puissance totale de 1’125 Watts crête, qui alimentent la pompe.Toutes les commandes électriques et hydrauliques (vannes et compteurs) sont protégées dans le local technique au bas du château d'eau. La forage se trouve à gauche juste à côté du château, et la borne-fontaine à quelques mètres.

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A la borne-fontaine, on remplit les bassines sur la tête...ou des bidons par terre.

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  ...ou des tonneaux sur les charrettes tirées par des ânes.

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Badian Mariko inaugure le "robinet pour la soif" à l'école.

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Les villageois creusent, malgré l'harmattan, la tranchée pour la conduite amenant l'eau à l'école, et aux 4 lavabos du dispensaire.

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Le réseau d'eau alimente également un abreuvoir pour les nombreux troupeaux de bovins des Peulhs. Jean-Michel Perrin, l'apiculteur d'Arles qui a dirigé sa construction, l'inanugure avec les maçons et plombiers.



Dernière mise à jour : ( 20-04-2010 )